real-estate-tag-line

Pourriture humaine

Pourriture humaine

Et oui, l’homme est pourri, l’homme est nul, l’Homme est mauvais. Pas fichu d’être bon, pas fichu d’être vertueux, pas fichu d’être… ce qu’il serait bien qu’il soi. L’homme est un prédateur, un « loup pour l’homme », un nuisible. Toute activité sociale ne serait que tentative de chacun de berner et porter préjudice à l’autre. C’est donc la vérité indiscutable de notre temps : l’Homme est mauvais ! Alors, que faire avec ce trait de caractère ?

La première solution qui serait proposés, c’est de ne pas renoncer aux « valeurs », à la « morale », mais justement, les imposer. Combien de fois n’ai-je pas entendu : « tu sais, les hommes sont mauvais, ils sont belliqueux, ils ont besoin d’un coup de bâton pour marcher droit.

La deuxième solution proposée est de laisser faire. L’Homme serait mauvais, c’est sa nature profonde, au temps le laisser s’exprimer, libre de toutes contraintes. L’Homme veut nuire aux hommes, laissons le faire, c’est bien, puisqu’il exprime ainsi son humanité. Vue ici le propos type : « l’homme sera toujours un salaud qui ne pense qu’au fric.

C’est la nuisance décomplexé, mieux, porté au titre de « modèle de référence », il est nuisible, nous le savons nuisible, puisque nous le qualifions ainsi, et le « bien » est de le laisser faire ce qui est nuisance ! Ainsi, le pillage, le piétinement des autres, l’exploitation, l’égoïsme, c’est bien, l’équité, la justice, la paix ou l’égalité, la solidarité, c’est des « trucs de moralistes irréalistes et utopistes ».

Ces deux options semblent donc éloignés, opposés même, mais en fait, elles sont sœurs. Elles partent du même point de départ qui est « la nature profonde de l’Homme est foncièrement mauvaise ». Juste change les discours et les points de vue, la contrainte ou le laissé faire. Toujours pas convaincu par le fait que c’est au final la même chose ? Demandez-vous alors quel est l’aboutissement de la loi du plus fort..

Et si en fait, il n’existait des gens bons et mauvais partout ? Non, là aussi, ce serait trop simpliste, un homme n’est pas un bloc homogène qui n’évolue pas… la question me semble être plutôt « et si les hommes étaient bons et mauvais à la fois selon les moments, les endroits et les fréquentations ? »

Je ne m’étonne jamais de voir des hommes mauvais, mais je m’étonne souvent de ne les point voir honteux. – avec Jean Marc Henry.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *